Les abeilles ne vont pas mourir de soif

Notre cher Béarn soigne sa parure de verdure en l’arrosant copieusement chaque printemps. Pour nos abeilles c’est l’obligation de rester dans la ruche en attendant des jours moins froids et surtout moins pluvieux pour sortir butiner. Conséquence : elles n’exploitent pas pleinement les miellées en cours, en particulier celle d’acacia qui, en Béarn, a la réputation d’être pleinement réussie une fois tous les 10 ans seulement. Et c’est encore le cas cette année. Autre conséquence : elles consomment leurs réserves, mais à condition d’en avoir bien sûr. Et quand la pluie dure trop longtemps cela peut parfois mener à la mort des plus belles colonies car ce sont elles qui ont les plus grands besoins et consomment donc le plus de réserves. Fort heureusement la visite de mercredi dernier m’a rassuré sur ce point et nos colonies vont bien. Elles ont tapé dans les réserves certes mais aussi profité des éclaircies pour sortir s’approvisionner en nectar et en pollen. Cependant elles utilisent leur récolte d’abord pour se nourrir et nourrir leur reine, leur couvain et leurs mâles (et oui les bougres ils se font entretenir par les ouvrières !). Le miel récolté va aussi servir de combustible pour réchauffer le couvain à 35 °C grâce à la chaleur corporelle dégagée par toute cette population (ici les mâles jouent un rôle important). Et il en a fallu de la chaleur ces derniers temps. Elles vont aussi consommer le miel récolté pour permettre la production de cire par les abeilles cirières : nos trois colonies ont maintenant chacune leur hausse mais les cadres de cire gaufrée doivent encore être bâtis et il leur faudra environ 7 kg de miel pour produire 1 kg de cire. Les prochaines récoltes vont servir à ça. Enfin les butineuses vont utiliser une partie du miel récolté comme carburant pour leurs nombreuses heures de vol. Ainsi, pour une colonie, l'autoconsommation peut représenter 50 à 70 kg de miel par an et ce ne sera que le surplus stocké dans la hausse que nous pourrons peut-être récolter en juillet. A ce jour, la colonie M1 a réussi à bâtir la moitié de sa hausse et à y stocker un peu de miel et les deux autres M2 et M3 ont leurs hausses vides et qui doivent être entièrement bâties. M2 doit aussi finir de bâtir un demi cadre de corps (sur 10). Croisons les doigts pour que la météo leur permette de profiter au mieux des miellées à venir. Pascal.


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